Les punk-rockers des Minnies nous donnent leur avis sur la scène italienne et nous disent comment ils s'y insèrent.
Les Minnies jouent ensemble depuis la nuit des temps. Ils ont cinq albums à leur actif et un nouveau disque prévu pour la rentrée. Tout ce qu'ils font est placé sous le signe du punk-rock à la sauce italienne.
Comment pourrait-on décrire votre style à une personne qui ne l'a jamais entendu ?
On joue du pur punk-rock avec des paroles en italien. Avant, tous nos morceaux étaient rapides, mais on aime aussi ce que font les Lemonheads, Dinosaur Jr. et Husker Du, qui étaient capables de jouer du lourd avec des accords très mélodieux. Aujourd'hui, on écrit des morceaux rapides et d'autres plus lents. On essaie toujours de faire en sorte que le chant soit intense et mélodieux. De plus, le fait de chanter en italien nous permet de faire passer nos sentiments dans la musique. On défie quiconque de dire que l'italien n'est pas une langue poétique!
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Au début, on se connaissait peu, mais on avait tous à cœur de monter un groupe. Le bon côté des Minnies et du punk-rock en général, c'est que la musique, bien que centrale, n'est pas la seule chose importante. Faire partie d'un groupe signifie aussi faire partie d'un mouvement, se faire de nouveaux potes, concert après concert. Il ne s'agit pas seulement d'être bons zicos!
Quelles sont vos influences musicales ?
On adore des tas de vieux groupes comme les Clash, les Smiths, les Descendents, Bad Religion... On mélange le punk et la pop, sans oublier les grands musiciens italiens tels que Paolo Conte, Luigi Tenco, et les centaines de groupes méconnus avec lesquels on a joué dans toute l'Europe...
Quels sont les thèmes abordés par vos chansons ?
Je pense que chacun a son mot à dire sur la vie, l'amour, la politique... En écoutant un morceau des Minnies, tu apprendras quelque chose sur moi. J'essaie de faire en sorte que ce soit digne d'intérêt ! Si ce n'est pas le cas, autant que je me taise.
Votre musique est disponible dans Movement (via le PlayStation Store). De quelle manière Internet et les téléchargements changent-ils la donne de l'industrie musicale ?
Aujourd'hui, tout artiste peut devenir célèbre en diffusant sa musique sur Internet. C'est moins le cas pour nous. Les groupes comme les Minnies se sont toujours fait connaître en jouant en live, en tournant, en rencontrant directement leur public. Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas la toile. C'est juste qu'on ne veut pas en faire une priorité, comme c'est le cas pour d'autres groupes.
Que pensez-vous de la manière dont la musique est généralement perçue en Italie ?
Les gens ne sont pas assez curieux en ce qui concerne la musique indépendante. Ils se contentent d'écouter ce qui passe à la télé et à la radio, sans se rendre compte que, souvent, cette musique ne vaut pas un clou. Le bon côté des choses, c'est que lorsque l'on décide de ne pas vivre comme un hamster dans sa roue, ça aide à faire de la bonne musique. Il n'y a rien de pire que ces groupes célèbres qui se la jouent indé...
Avez-vous une tournée de prévue cette année ? Allez-vous participer à des festivals ?
On va sortir un nouvel album. C'est le premier en cinq ans. Après deux maxi et des tas de concerts, il est temps pour nous de reprendre la route, après l'été... Avant de décrocher des diplômes universitaires, on veut recevoir les félicitations du jury punky pour bien aborder notre tournée hivernale !
Vous pouvez télécharger les clips Movement de Minnies sur le PlayStation Store. Pour plus d'infos sur les Minnies, consultez leur page MySpace à l'adresse myspace.com/minnies.