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Espace, angoisse et dislocations dégueulasses. Bienvenue dans l'univers de Dead Space, le survival horror où tout est noir, blanc... et rouge sang, évidemment.
"Il est difficile de susciter l'horreur et l'épouvante", confie Chuck Beaver, producteur de Dead Space, le prochain survival horror d'Electronic Arts. Le commentaire est de circonstance, puisque le jeu proposera de l'action intense à la troisième personne et une ambiance censée vous faire sursauter à chaque tournant. De circonstance, mais aussi ironique : le soft saura vous filer une frousse intenable comme à ses développeurs. Nul doute que Dead Space a tous les atouts en main en matière d'épouvante...
L'énième passager
"La création de cette ambiance est un processus très répétitif", explique Chuck Beaver. "L'horreur est un mélange de lumières, de voix, de bruitages, d'effets visuels et de timing d'enfer. Tous ces éléments doivent être parfaitement équilibrés pour susciter l'horreur. Dans le cas contraire, c'est l'échec assuré.
"Les dosages n'ont pas besoin d'être aussi précis si c'est le rire que l'on veut provoquer. Si on est un peu à côté de la plaque, on se retrouve avec une situation un peu moins drôle, mais les conséquences s'arrêtent là. Les proportions du genre horreur ne pardonnent aucun écart : c'est tout ou rien. Si on rate son coup, la situation devient involontairement comique et frise le ridicule. Il a fallu effectuer une quantité ahurissante de mises au point pour susciter la peur souhaitée."
Ces propos donnent un aperçu du travail titanesque que doivent accomplir les développeurs de Dead Space. Ils ont l'intention de mélanger les genres SF et épouvante pour créer un soft accessible dont le ton futuriste et viscéral se rapproche de celui des Event Horizon : Le Vaisseau de l'Au-Delà et autres Aliens. Dans la peau d'Isaac Clarke, technicien, vous devez réparer le système de communications de l'Ishimura, un immense vaisseau minier. Très vite, vous vous apercevez que les membres de son équipage se sont transformés en créatures sauvages. Un nouvel objectif prend alors la priorité : survivre.
Deadramatiser
L'une des grandes forces de Dead Space réside dans son ambiance violente qui saura absorber et terrifier le joueur. "Tout est conçu de manière à happer le joueur dans l'univers du jeu", souligne Chuck Beaver. "Les traditionnels indicateurs ne viennent pas polluer l'image (ils figurent sur le corps d'Isaac), on accède à l'inventaire sans mettre le jeu en pause (on peut quand même suspendre la partie), et il n'existe aucune cinématique en images de synthèse."
Electronic Arts n'a pas eu besoin de chercher bien loin pour remplacer les indicateurs-parasites. "Le contexte que l'on a choisi nous a apporté tout ce dont nous avions besoin", explique-t-il. "Étant donné l'environnement de science-fiction, nous avons le droit d'exploiter des dispositifs tels que des hologrammes. L'intégration de tels systèmes futuristes à la combinaison minière d'Isaac allait donc de soi.
"Sur son dos, la barre de vie ressemble aux jauges utilisées par les plongeurs sous-marins pour connaître l'air qu'il leur reste. Le compteur de munitions fixé à votre avant-bras est un hologramme, tout comme le système de sélection de l'arme. L'écran d'inventaire est également projeté en hologrammes tout autour d'Isaac. Le futur est fantastique !"
Effets « Spaciaux »
L'horreur jouant le premier rôle dans Dead Space, personne ne sera surpris de croiser des monstres de toutes sortes. Les Necromorphs que vous rencontrerez, tous au look et au comportement singuliers, sont bien décidés à vous découper en morceaux. "Certains Necromorphs sont des Slashers ordinaires, avec des serres immenses passant par-dessus leurs épaules", révèle Chuck Beaver. "D'autres sont des clones issus des installations médicales parties à vau-l'eau en raison de la contamination, qui ont pris la forme de petits tentacules cauchemardesques.
"D'autres encore sont de simples tentacules. Il y a également des femelles enceintes, dont le ventre n'attend qu'un tir de votre part pour libérer une nuée d'ennemis. Certains monstres surveillent les portes et couloirs, immobiles contre un mur. Ils sont capables de vous trancher la tête d'un seul coup à l'aide d'un tentacule barbelé. Ma créature préférée est celle qui possède un sac explosif à la place du bras gauche. Enfin, vous rencontrerez les habituels boss et mini-boss."
En contrepartie, Isaac Clarke peut démembrer ses adversaires d'une façon uniquement autorisée dans les jeux réservés aux adultes. À l'aide d'un arsenal de fortune, vous pouvez arracher les membres des extraterrestres, et même réutiliser leurs bras perdus. Dans un environnement où la gravité elle-même peut être manipulée au moyen d'un outil télékinétique, le Kinesis (Chuck Beaver avoue que la gestion de l'apesanteur a été difficile à intégrer au moteur physique), vos possibilités de défense sont multiples. Ces nouveautés, ainsi que les énigmes exploitant l'environnement en 3D, s'intègrent à un tout qui innove en matière de combat et de violence visuelle.
La mort vous va si bien
Les nombreux éléments s'imbriquent à la perfection dans des niveaux soignés et sublimes. De manière fluide, le début du jeu impose un rythme et une tension dignes des meilleurs titres du genre, dans une ambiance angoissante due à la solitude dans l'espace effroyablement impassible.
"Vous traversez de sombres couloirs exigus et humides", décrit Chuck Beaver. "Vous sortez du vaisseau. Vous passez par une gigantesque centrifugeuse. Vous explorez les tours hydroponiques, de grands complexes miniers et des salles en apesanteur. Des hommes y ont vécu. Vous découvrirez donc des lieux dignes d'une ville-satellite, avec ses salles communes et ses cabines-dortoirs." Partout, il faudra vous attendre à tomber sur d'horribles Necromorphs. Dead Space s'annonce comme un jeu terriblement absorbant. Tout comme l'équipe de développement, on attend tous la sortie de la bête avec impatience.
"Nous avons hâte de présenter ce nouveau jeu d'épouvante et de SF", confie Chuck Beaver. "Dead Space renouvelle le genre et va constituer un titre incontournable dans le catalogue d'EA. Il s'agit d'un jeu pour adultes dont nous sommes très fiers."
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| Date de publication: | 19/08/08 |
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| Catégorie: | News |

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