Avec l'arrivée du superbe Batman: Arkham City sur PlayStation 3, le développeur Rocksteady Studios nous révèle ce qui se cache sous sa cape...
Rocksteady Studios compte à son actif trois jeux largement plébiscités, chacun suscitant encore plus de louanges que celui qui l'a précédé : une super-réussite pour une entreprise qui n'a été fondée qu'en 2004. Découvrez comment le développeur londonien a gravi les échelons pour atteindre des sommets avec Batman: Arkham City.
Urban Chaos : Violence Urbaine (PlayStation 2, 2006)

Le premier jeu de Rocksteady, un FPS sur PS2, a bénéficié d'un accueil positif à sa sortie. Urban Chaos : Violence Urbaine vous permettait de contrôler le membre d'une unité d'élite, spécialisée dans l'intervention, chargé de défendre une ville américaine face au sinistre gang des Burners.
L'anarchie gagnant toute la ville autour de vous, Urban Chaos : Violence Urbaine ne consistait pas uniquement à tirer sur tout ce qui bouge pour rétablir l'ordre ; il fallait collaborer avec des équipes de secours comme les pompiers, résoudre des énigmes et sauver des civils. Rien ne vous empêchait d'éliminer vos ennemis, mais le jeu vous encourageait à utiliser des armes qui paralysaient les émeutiers, afin de pouvoir les questionner plus tard.

Ça vous rappelle quelque chose ? Et pour cause, certains des éléments du gameplay ont été repris dans Batman: Arkham Asylum. Si vous voulez savoir d'où viennent certains concepts clés de ce dernier, vous trouverez la réponse dans Urban Chaos : Violence Urbaine.
"Il existait un lien personnel très fort entre le joueur et les personnages rencontrés dans Urban Chaos : Violence Urbaine, et nous avons repris ces éléments dans Batman: Arkham Asylum", révèle Dax Ginn, responsable du marketing. "Il ne s'agissait pas uniquement de sauver des gens, mais aussi d'apprendre à les connaître : certains personnages récurrents finissaient par vous accompagner ou revenaient plus tard dans le jeu. C'était un aspect crucial des contacts émotionnels que nous avions intégrés au jeu.
"Cela faisait toujours sens de conférer aux personnages d'Urban Chaos : Violence Urbaine un rôle significatif dans l'expérience de jeu et c'est pareil dans nos jeux Batman. Leurs mécanismes puisent leurs racines dans Urban Chaos : Violence Urbaine."
Batman: Arkham Asylum (PlayStation 3, 2009)

Rocksteady a pris son temps pour réaliser ce jeu d'action et d'aventure qui allait non seulement rafler de nombreuses récompenses, mais également révolutionner la manière dont le héros de comics DC le plus célèbre au monde, le justicier de Gotham, était perçu dans les jeux vidéo.
Par une heureuse coïncidence, la plupart des 90 membres du personnel de Rocksteady étaient déjà des fans de comic books avant que le projet d'un jeu Batman ne leur soit proposé. "Je travaillais dans un magasin de jeux qui avait un coin BD dont j'étais responsable", raconte en souriant Jamie Walker, directeur du studio et copropriétaire de Rocksteady. "L'opportunité de travailler sur un jeu Batman était énorme pour nous. Je crois que que la seule chose que nous ayons ressentie, c'était la passion."
"Comme toutes les choses qui valent le coup dans la vie, Batman: Arkham Asylum est arrivé chez nous complètement par surprise", explique Dax Ginn. "On nous a offert l'opportunité de proposer des idées pour un jeu sur Batman et nos trouvailles étaient assez dingues et novatrices."
C'étaient des idées radicales qui ont fini par représenter une partie primordiale de ce qui a fait d'Arkham Asylum un tel succès. Au lieu de se concentrer sur l'action à outrance des jeux précédents, ce soft explorait le travail d'investigation de Batman ainsi que les aspects psychologiques du héros.

"Ces idées, qui allaient donner naissance à divers éléments tels que le mode Détection et le combat de boss contre l'Épouvantail, nous stimulaient", précise Dax Ginn. "Je crois que c'est cela qu'Eidos, Warner Bros et DC Comics ont vu dans notre proposition. Nous avons pris beaucoup de risques en explorant Batman d'une manière qui n'avait pas vraiment été proposée dans un jeu vidéo précédemment et je crois que ça a été payant."
Le résultat ? Le jeu a instantanément été un grand classique, tout en répondant à l'objectif de Rocksteady : vous donner l'impression d'être le Chevalier noir. Avec des combats savamment dosés, un gameplay varié et une ambiance qui vous plongeait dans l'univers obscur de l'établissement le plus terrifiant de Gotham, le jeu est devenu l'un des titres préférés des fans de Batman comme du reste des gamers. Évidemment, toute suite aurait du mal à faire mieux...
Batman: Arkham City (PS3, 2011)

Arkham Asylum ayant placé la barre très haut, l'attente du public atteint désormais un niveau phénoménal. Loin d'être intimidé par ce défi, Rocksteady répond présent en proposant une ville ouverte rongée par la criminalité que Batman pourra explorer à loisir. Autant dire qu'il s'agit d'un changement d'orientation radical après les limites relatives de l'opus précédent.
"Arkham Asylum était un jeu très compact, axé sur le scénario", explique Jamie Walker. "Essayer de conserver une approche aussi compacte tout en offrant la liberté d'explorer la ville représente un immense défi, surtout pour un studio de développement qui n'a jamais vraiment construit de monde ouvert."
L'obstacle était de taille, mais, à l'instar de Batman, Rocksteady avait déjà un plan en tête. "Une grande partie de l'intérêt suscité par Batman réside dans ses relations avec certains ennemis, comme le Joker et Double-Face", indique Jamie Walker. "La manière dont ils vous font plonger dans le scénario vous donne sans cesse envie de savoir ce qui va se passer. Le fait d'évoluer dans une grande ville ne change rien à cela.

"Nous avons donc fait en sorte que toutes les activités permettent de rencontrer un nouveau personnage ou une nouvelle personnalité. Nous avons aussi intégré de nombreuses histoires secondaires dans le monde du jeu. Tous les habitants d'Arkham City parlent de ce qui s'y passe. Nous vous replongeons donc constamment dans l'histoire."
Cette approche est digne du célèbre détective de DC Comics, surtout en considérant que Rocksteady n'a jamais eu l'intention de créer un jeu à l'envergure comparable à celle d'Arkham City. C'est un pari qui a payé. Plus grand, plus dynamique et plus réussi, Arkham City dépasse toutes les attentes. À l'image de son héros perché sur les hauteurs de Gotham, Rocksteady attend désormais les réactions que suscitera son soft.
"Nous avons tout donné pour ce jeu", explique Dax Ginn. "Il procure exactement les sensations que nous voulions faire passer. Quand les gamers y joueront, ils remarqueront ces efforts. C'est alors que le sentiment du devoir accompli sera vraiment palpable pour Rocksteady."
"Nous sommes d'immenses fans de Batman et nous tenons à faire honneur aux personnages. Travailler sur cette franchise légendaire est génial, mais le fait de se dire qu'une partie de l'édifice vient de nous... Cela nous procure un sentiment unique."
Vous voulez incarner le Chevalier noir ? Dans ce cas, procurez-vous Batman: Arkham City pour PS3 sur Blu-ray Disc, dès le 20 octobre 2011.
| Date de publication: | 18/10/11 |
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| Catégorie: | News |
