Tsutomu Kouno nous parle du jeu vidéo bondissant et délirant qu'il a créé pour SCEE.
De quand date votre passion pour les jeux vidéo ?
Tsutomu Kouno, réalisateur de LocoRoco : lorsque j'étais à l'école primaire, mes parents m'ont acheté un ordinateur. J'ai créé quelques jeux à l'aide du langage de programmation BASIC et j'ai laissé mes amis y jouer. À cette époque, mon truc c'était les jeux d'aventure à texte.
Quel a été votre premier boulot ?
Après être sorti diplômé de l'université, j'ai rejoint Sony Computer Entertainment. Là, j'ai bossé sur Legend of Dragoon, un jeu de rôles sur PS one. Ensuite, j'ai travaillé sur les cartes d'ICO sur PS2.
Pourquoi avez-vous voulu devenir concepteur de jeux vidéo?
Dans ma jeunesse, je débordais d'imagination lorsque je créais des jeux. J'étais persuadé qu'il n'y avait rien d'impossible.
Quel est votre jeu préféré?
Monster Hunter (sur PS2 et PSP), Tactics Orga (sur Super Nintendo), Black and White (sur PC), Age of Empires (sur PC)
Quels sont selon vous les ingrédients d'un jeu vidéo à succès ?
Les graphismes percutants sont essentiels. Sans ces derniers, même si nous diffusons une pub à la télé, le jeu termine aux oubliettes. Il faut donc des visuels évocateurs pour séduire autant de personnes que possible.
Autre élément important, malgré son évidence : il faut que le jeu soit fun et intéressant. Je dois analyser les jeux dans lesquels je me suis plongé il y a longtemps et combiner leurs côtés fun et passionnant avec les technologies actuellement disponibles.
En gros, il faut des graphismes impressionnants pour rendre le jeu intéressant. Si tous ces éléments sont réunis, le jeu a toutes les chances de réussir.
Quelles difficultés rencontre-t-on majoritairement lorsqu'on crée un jeu sur PSP ?
Étant donné que la PSP est portable, j'ai essayé de rendre le soft aussi accessible que possible, pour que chacun puisse y jouer même s'il ne parle pas les langues étrangères.
Où avez-vous puisé votre inspiration pour LocoRoco ?
Tout est parti des images que je dessinais sur mon PDA lors de mes déplacements en train. La plupart des personnages secondaires, notamment les Chuppas, les Nyokkis et les Mojas, proviennent de ces dessins.
Quelle fut votre première impression sur LocoRoco ? Qu'avez-vous pensé des personnages, des environnements ou du gameplay ?
Les dessins de mon PDA en constituent la base. Au début, je dessinais des LocoRocos qui s'entassaient dans une grotte, qui rigolaient ou qui se baladaient tout seuls. Plus tard, j'ai commencé à dessiner un LocoRoco roulant dans des environnements qui s'inclinaient.
Quelles sont vos parties préférées du jeu ?
Toutes celles impliquant les LocoRocos. Ça n'a pas grand chose à voir avec le gameplay, mais elles me tenaient à coeur. C'est hilarant de voir les LocoRocos s'amonceler et commencer à chantonner. De plus, leurs actions ne sont pas précalculées, vous ne vous lassez donc jamais de les admirer.
Il y a un autre élémént que j'adore dans ce jeu : la musique de fond. Pour que la musique soit universelle, j'ai écrit les paroles et créé le langage LocoRoco moi-même. Les LocoRocos chantent en roulant, et comme le volume dépend de leur nombre, la chanson évolue constamment.